Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

Document Actions

SPORT ET SANTE

SPORT ET SANTE par le Docteur I. Zinflou Reprise d'un article ...

SPORT ET SANTE

docteur zinflou

Comment préparer son Marathon
I) QUELQUES DEFINITIONS
- La santé : C’est un état complet de bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.
Cette définition de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’a pas changé depuis 1946.
On peut lui préférer celle de René Dubois : « Etat physique et mental relativement exempt de gênes et de souffrances qui permet à l’individu de fonctionner aussi longtemps que possible dans le milieu où le hasard ou le choix l’ont placé »
Que ce soit l’une ou l’autre définition, la santé est un état relatif. On est en bonne ou mauvaise santé et certaines personnes qui se sentent en bonne santé peuvent ne pas l’être réellement. (HTA, Diabète, Troubles de la vision…….)
- L’activité physique : tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques entraînant une dépense d’énergie supérieure à celle du repos .Par activité physique, on entend : le sport, l’activité à la maison, au travail, dans les transports en commun ou au cours des loisirs etc…
Pour le grand public, on admet que :

Une activité physique est de faible intensité si, en la pratiquant, on peut parler, chanter et respirer, régulièrement sans transpirer ;

Une activité physique est d’intensité modérée si on peut parler et chanter mais que l’on est essoufflé et que l’on commence à transpirer au bout d’une dizaine de minutes ;

Elle est de forte intensité si on ne peut dire que quelques mots, que l’on ne peut pas chanter, que l’on respire rapidement en étant essoufflé et que l’on commence à transpirer au bout de 3 à 5 minutes.

Les sportifs ne peuvent naturellement se satisfaire de cette classification.
Pour évaluer l’intensité d’un effort, on se base alors sur un paramètre propre à chaque individu. C’est le Volume Maximum d’Oxygène consommé par quelqu’un lors d’un exercice (VO2 max)
- Le sport : (sous ensemble de l’activité physique, spécialisé et organisé) le sport est un ensemble d’exercices, le plus souvent physiques se pratiquant sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions.
Le sport moderne se définit par quatre éléments indispensables :
1) La mise en œuvre d’une ou plusieurs qualités physiques (endurance, résistance, force, coordination, adresse, souplesse, etc.…..)
2) Une activité institutionnalisée avec des règles qui tendent à être identiques pour l’ensemble de la planète,
3) Une pratique majoritairement orientée vers la compétition,
4) Une pratique sous tutelle d’une fédération.
Ces éléments n’excluent nullement les pratiques comme le sport loisir, le sport scolaire, ou l’éducation physique et sportive.
- Le Marathon :
Une course à pieds au long cours (42.195 km).La légende dit que le soldat Philipides a couru cette distance pour annoncer, à Athènes, la victoire des Grecs sur les Perses (192 grecs morts contre 6400 perses) Il aurait couru si vite qu’il en serait mort à l’arrivée.


public assidu

II) LES BENEFICES DE LA PRATIQUE D’UNE ACTIVITE PHYSIQUE REGULIERE SUR LA SANTE
Une activité physique qui produit un bénéfice sur la santé pour les personnes de 18 à plus de 65 ans, est une activité :
- Qui dure au moins 30 minutes
- D’intensité modérée (marche soutenue)
- Pratiquée au moins cinq jours par semaine
Ou
- Qui dure 20 minutes
- D’intensité élevée (jogging)
- Pratiquée trois fois par semaine
Ces bénéfices permettent l’amélioration de la santé, du bien être et de la qualité de vie.
a) Les bénéfices physiques
- Au niveau de la fonction musculaire : acquisition des compétences et maintient de la masse musculaire ; prévention de la perte de la masse musculaire due au vieillissement.
- Au niveau osseux : acquisition du capital osseux entre 10 et 18 ans ; son maintient après le pic de masse osseuse (20-25 ans) notamment chez la femme.
- Au niveau du cerveau : renforcement de l’unité neurovasculaire prévenant ainsi du vieillissement physiologique précoce et entrainant une résistance à la maladie d’Alzheimer.
- Au niveau métabolique :
Augmentation du diamètre des artères qui permet d’améliorer l’état des diabétiques de type 2, des hypercholestérolémies, des HTA, maladies coronariennes (avec diminution de la mortalité de 25 à 35% chez ces derniers).
Prévention de l’obésité
Un exercice qui va mobiliser les graisses devra se situer entre 40 et 50%de la VO2max .Mais même en l’absence d’une perte de poids, il entraine une perte sélective du tissu adipeux viscéral qui est le plus dangereux pour la santé.
Action antioxydante.
- Au niveau de l’immunité :
Prévient le déclin des fonctions immunitaires
- Prévention de certains cancers (colon et sein en particulier)
- Traitement de la Broncho-pneumopathie chronique obstructives
b) – les bénéfices psychologiques :
De manière générale l’activité physique agit sur ce qui est appelé le bien être.
Découverte de son corps et de ses limites ;
Facilite l’acquisition du sens de l’équilibre ;
Bien être émotionnel (anxiété, stress, énergie, vigueur …)
Meilleure perception de soi (estime de soi surtout chez les sujets de 55-75 ans)
Bien être physique (état de santé, douleurs,…..)
Bien être perçu (satisfaction du sujet par rapport à sa vie quotidienne
Lutte contre les dépendances (tabagisme, alcoolisme)
c) - Les bénéfices Socio- économiques ;
Facteur d’intégration : lutte contre les exclusions
Le sport est un facteur économique important.
Il crée et fait vivre un secteur hétérogène qui rassemble pêle-mêle les médias, les commerces d’équipements divers, des clubs sportifs, des médecins, des avocats, des entraîneurs et conseillers en tout genre, les professionnels du bâtiment, quelques sportifs professionnels qui tirent leurs revenus du sport etc.………….

III) Les RISQUES D’UNE ACTIVITE SPORTIVE INTENSIVE MAL ENCADRE
(Le sport a les défauts de ses qualités)
a) Physiques :
Lésions aigües (plaies, fractures, entorses, luxations des membres, pertes de connaissance …..)
Lésions chroniques ou de surmenage (tendinites, ostéochondroses chez l’enfant en croissance ; lombalgies ……)
Troubles du cycle chez la femme (retard pubertaire, insuffisance lutéale, cycles anovulatoires)
b) Psychologiques
Stress (population anxieuse, fragile, en faible condition physique ou âgée)
Déception d’un peuple, d’une ville, d’un quartier, d’une personne d’avoir perdu une compétition.
c) Sociaux
Révoltes dans les stades ; agressions diverses précédant ou suivant une compétition.
Dopage et autres tricheries.

IV) COMMENT PREPARER SON MARATHON
a) Choisir son Marathon et planifier son entrainement ;
Pour les sportifs de haut niveau, un Marathon se prépare sur 5 à 6 mois.
Pour les autres :
La première chose à faire :
L’état des lieux de votre corps :
Quels sont vos antécédents médicaux ? Votre âge, votre poids, l’état de vos articulations, votre profil psychologique, le tabagisme ? le diabète ? une dyslipidémie ? Une hyperuricémie ? Hypercoagulabilité ?, une HTA ?
L’état de votre cœur et ses possibilités du moment.
C’est pour cela qu’une visite médicale est exigée avant l’inscription aux différentes courses.
L’état des lieux de votre équipement
Il serait regrettable, par exemple, d’abandonner une course si bien préparée à cause de chaussures neuves qui blessent les pieds !
b) Le Marathon est une épreuve longue.
Quel est votre objectif ? Faire un bon temps ou simplement franchir la ligne d’arrivée ? Qu’est ce qui peut vous empêcher d’arriver au bout de votre rêve ?
- Le mauvais équipement, la mauvaise technique .
- La baisse des réserves en glycogène, (suffisante pour une heure environ chez les sportifs entraînés)
- Le catabolisme protéique (qui entraîne une fatigue centrale : baisse de motivation et une fatigue périphérique avec inflammation des structures musculaires)
- Les pertes hydrominérales (de l’eau mais également des minéraux et oligo éléments
- perte de fer et ischémie relative de la muqueuse intestinale
c) Programmer un entrainement spécifique
1er faire progresser l’organisme et le rendre efficace
2ème vis-à-vis des exigences spécifiques de la compétition (type de terrain, la vitesse, la durée de l’effort etc.…)
3ème pour atteindre un pic de performance à une période fixée.
d) l’art de la récupération à J – 7 .
L’objectif de la dernière semaine est la réduction de la fatigue induite par l’entrainement et le maintient de ses effets positifs.

e) Régénérer son corps pour la suite
Corriger : La déplétion du glycogène
Les effets du catabolisme protéique
La perte hydrominérale
L’acidose (éviter une consommation excessive de viande, de poisson, de fromage…….)
public

Nous vous souhaitons un bon Marathon!