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Point de Presse. 23 janvier 2010.

A la veille de la St françois de Sales le point presse ne pouvait pas ne pas envisager la vie de ce grand humanise !

« Roseau fragile mais roseau d’or » SFS.

Saint François de Sales : un homme plein d’énergie, d’optimisme et de réalisme ! Chrétien du 17ème siècle, ce montagnard est né dans un petit royaume, la Savoie, entre la France et l’Italie, au pied du plus haut sommet d’Europe, le mont Blanc. Il a fait des études chez lui, puis à Paris et à Padoue, en Italie d’où il est revenu Docteur en droit civil et en droit de l’Eglise. Mais il voulait être un homme de Dieu : ordonné prêtre, il va mettre toute son énergie à reconquérir une région du Royaume passée au protestantisme. ‘Un Roi, une Loi, une Foi’, telle était la norme de l’époque ; le prince de Savoie étant catholique, tous ses sujets devaient l’être. Cette période fera de François de Sales un aventurier de Dieu, risquant bien des fois sa vie, n’hésitant pas à faire des kilomètres à pied pour appeler au dialogue, à la réconciliation dans la vérité du message de Jésus, mettant en œuvre la maxime du précédent marathon : ‘Tout par amour rien par force !’Bien des gens reviendront dans la communion de l’Eglise.
Ordonné évêque, il se fait le ‘marathonien’ des monts et des vallées, parcourant à pied ou à cheval, les nombreuses pistes de son diocèse pour rencontrer villageois et citadins dans leurs lieux de vie, convaincu que tous et toutes peuvent cheminer vers un bonheur profond et durable, parce que tous et toutes y sont appelés par un Dieu qui s’est révélé en Jésus comme un Dieu d’amour, de paix et de plénitude de vie. Saint François de Sales est bien conscient que tous nous faisons plutôt l’expérience de notre misère, de notre fragilité, des multiples difficultés de notre quotidien, de notre petitesse et impuissance devant les aléas de la nature, comme ce tremblement de terre en Haïti. Misérable condition humaine ! Pourtant le mystique du 17ème siècle écrit aussi que l’homme est ‘la fleur de la misère’, pouvant ainsi donner une valeur, une couleur à cette misère, un plus, un dépassement auquel aspire tout sportif, tout artiste, tout artisan dans son domaine ! Et cela parce que le Tout-Puissant porte notre misère dans son cœur de Père : telle est la miséricorde du Dieu qui nous aime et demeure à nos côtés, courant à notre vitesse humaine ; ensuite parce l’être humain a des capacités pour gérer les situations même les plus imprévues s’il met son intelligence et sa sensibilité au service de notre humanité ; les sauveteurs qui s’acharnent dans les décombres de Port-au-Prince en sont un bon exemple ! Oui « Roseau fragile, mais Roseau d’or », chacun, chacune de nous est unique, mais un seul roseau ne fera jamais un bouquet ; on ne construit une vie qu’avec les autres. Le marathon est une bonne occasion d’agir ensemble : chacun, chacune, ressent ses limites en même temps que son désir de vaincre la fatigue, de lutter avec d’autres connus ou non, pour aller jusqu’au bout de la course, pour sentir comment ensemble on se stimule, on pourrait s’aider demain s’aider ainsi et travailler pour un quartier, une ville, un pays, un monde plus fraternel, plus solidaire, plus humain ! Courir ainsi, c’est bon pour la santé du corps et de l’esprit : un temps d’effort et un signe fort pour nous convaincre que nous sommes capables de faire ensemble ce bouquet de roseaux où l’éclat de l’or illuminera la grisaille des fragilités, le bouquet d’une humanité responsable, courageuse et heureuse de courir pour le marathon de la Vie !..