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Patrice Lompo : un athléte béninois brille sur les bords du Lac d'Annecy !

Publié sur VO2 : Le Marathon du Lac d’Annecy et le Marathon de Parakou au Bénin ont construit un partenariat. A ce titre, Patrice Lompo, 21 ans et vainqueur de l’édition 2011 du Marathon de Parakou a été invité à courir l’épreuve d’Annecy. En finissant à la 4e place dans le temps de 2h30’13’’, il a amélioré de près de deux minutes le record du Bénin.

Publié sur VO2

vo2
Le Marathon du Lac d’Annecy et le Marathon de Parakou au Bénin ont construit un partenariat. A ce titre, Patrice Lompo, 21 ans et vainqueur de l’édition 2011 du Marathon de Parakou a été invité à courir l’épreuve d’Annecy. En finissant à la 4e place dans le temps de 2h30’13’’, il a amélioré de près de deux minutes le record du Bénin.

patrice lompo

. Patrice, es-tu toujours étudiant ?
- Oui. Je poursuis mes études à l’université d’Abomeycalavi au Bénin. En seconde année, j’étudie la chimie, la biologie et la géologie, parce que plus tard j’aimerais travailler dans le domaine de la prospection pétrolière.
. Quand as-tu commencé à courir ?
- A 14 ans et dans le cadre scolaire. Je représentais mon établissement aux championnats des jeunes du Bénin. A 15 ans, j’ai décroché le titre sur le 3000 mètres en 9’32’’.
. Comment es-tu venu aux longues distances ?
- J’ai été influencé par mon coach. Comme il trouvait que j’avais du talent, il a voulu que je m’oriente vers des distances plus longues petit à petit. J’ai commencé par le 10 km, où j’ai réussi 32’18’’, puis par le semi lorsque j’ai eu 20 ans. Sur cette distance, mon record est de 1h09’. Après, il était normal que je tente le marathon. Aujourd’hui, il s’agissait de ma 3e expérience.
. Pratiques-tu toujours l’athlétisme en compétition ?
- Oui. J’ai été sélectionné aux championnats d’Afrique de l’Ouest, où j’ai couru le 5000 et le 10000. J’ai terminé second du 5000 en 15’45’’ et également second du 10000 en 32’40’’. Mais la compétition avait lieu au Nigéria et il faisait très chaud.
. Comment as-tu préparé ce marathon ?
- Après Parakou, où j’avais gagné en 2h34’, je tenais à démontrer aux dirigeants d’Annecy que je pouvais réaliser quelque chose de bien. Donc, j’ai eu à coeur de m’entraîner dur. J’ai travaillé à la fois la vitesse et l’endurance. Je faisais des séries de 1000 mètres en 3’28’’. Je courais deux séries de 10X1000. J’alternais avec des 400 mètres. Selon le même principe, j’en enchaînais 20 en 1’08’’. Et par rapport à l’endurance, je m’astreignais à deux sorties longues de 50 km par semaine. Une avec 25 km le matin et 25 le soir, l’autre le samedi en une séance et soit sur route, soit sur terre battue.
. Vu les conditions climatiques du Bénin, cela n’a pas dû être évident ?
- Vouloir, c’est pouvoir. Je suis né là-bas. Je suis donc habitué au climat.
. Aujourd’hui, le fait de retrouvé de la concurrence t’as-t-il motivé ?
- Ca m’a aidé, mais je suis resté prudent. Contrairement à l’an passé, je n’ai pas suivi bêtement les Kenyans et j’ai préféré me caler avec les meilleures féminines. On est passé au semi en 1h14’ et au 25e km, comme je me sentais bien et que je sentais que je pouvais faire un meilleur chrono qu’elles, je suis parti et mis à part une petite douleur au genou, ça s’est bien passé.
. Que ressens-tu du fait d’avoir amélioré ton record ?
- Un sentiment de joie m’anime. Etant un enfant de l’Afrique, je dédie cette course à tous les enfants africains et plus particulièrement à ceux du Bénin. Ce record me motive pour l’avenir et j’invite les marathoniens européens à venir à Parakou, pour découvrir les beaux paysages de l’Afrique le 12 février 2012.
. Quels sont tes futurs objectifs ?
- Je vais travailler pour progresser sur 10 et sur semi, afin de gagner en vitesse. Après, à l’inverse de l’Europe, il existe peu d’épreuves au Bénin. Le sport de masse n’en n’est qu’à ses débuts en Afrique de l’Ouest et ce grâce aux initiatives de Père Guillaume, organisateur du Marathon de Parakou. Aussi, en 2012 les championnats d’Afrique d’athlétisme se dérouleront au Bénin. J’aimerais bien être sélectionné sur le marathon. Après, je ne sais pas sur quels critères de sélection va s’appuyer la fédération.

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