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Le 202 ou Marie Noëlle au marathon de Rennes le 26/6/2011, quelle aventure !

Chronique d'un marathon ...

Voici un compte rendu de Marie-Noëlle une marathonienne
Une lecture bénéfique pour tous les futurs débutants  qui vont s'essayer au marathon en février prochain.

2008, début de la cap, 2011, année de mon 1er marathon . Pour la petite histoire, je voulais que le 1er soit celui de Cheverny début avril, mais une tendinite en a décidé autrement. Reprise de la cap fin mars après 3 mois d’arrêt et début avril, c’est parti pour un plan de 12 semaines (il me faut bien cela ). Le mois de mai est le plus lourd et bien que je ne fasse que 3 séances par semaine, c’est souvent un vrai casse-tête à caser. Mais, taratata, hors de question de se dispenser d’une séance, sauf si je suis hs.
202
Fin mai, le marathon-duo du Mont St Michel qui servira de test et de mise en confiance et arrive le jour tant attendu : le jour J, le 26 juin. Pour cette occasion, j’ai voulu customiser mon débardeur avec un dessin dans le dos fait par un dessinateur (échanges de mels, maquette, retouches, dessin définitif et numérisation) et le logo du site Passion Course à Pied, forum où je suis inscrite. Sans toutes les personnes du site qui m'ont conseillé et répondu à toutes mes questions, jamais je n'aurais pu prendre le départ de ce marathon aujourd'hui.

Je suis également inscrite récemment sur le site Courir le monde et suite à cette inscription , je fais la connaissance de runners venant courir ce marathon. Ce sont des marathoniens plus qu'avertis qui pour certains préparent les 100 km de Millau. Le marathon de Rennes sera donc leur sortie longue. Ma vitesse de 6’30/km leur convient et certains d'entre eux seront donc mes parrains (chouette, je ne vais pas courir toute seule ).

Dimanche matin, je me lève vers 5h15, sans aucune difficulté. Petit déjeuner ‘pantagruesque’, je me prépare, je suis excitée comme une puce et j’ai hâte à 8 heures.
6h45, je sors de chez moi où Philippe, le mari de ma copine Anne doit venir me prendre juste devant l’immeuble (elle est pas belle la vie ? une navette vip). Nous arrivons sur place vers 7h et comme à chaque course, nous partons à la recherche d’un petit coin isolé, car les toilettes, c’est pas la peine d’y aller, dans une heure, on y est encore.
Je badigeonne une 3ème couche de crème Nok sur mes pieds bardés de capuchons et je retrouve donc mes parrains. Je fais aussi la connaissance d'un autre runner du site Courir le Monde qui va devant (il vise 3h15).

Le gros problème de la journée est la chaleur annoncée : 18° à 8h (21° selon certains) et 30° à l’arrivée
8h : c’est parti pour les 1510 inscrits et avec mes parrains, nous partons cool, je suis bien, contente d’être là. L’organisation est bien prévue : un ravitaillement tous les 5 km et un stand d’épongeage entre chaque ravitaillement. Je ne vois pas les 25 1ers km et me retrouve à courir avec un seul parrain, un étant parti en solo, et les 2 autres sont restés ensemble un petit peu derrière. Le 1er semi est roulant, pas de difficulté et il ne fait pas encore trop chaud. Tout va bien. Côté allure, je suis plus rapide que ce que j’avais prévu, surtout les 5 1ers kms.

A partir du 25ème km, commence le marathon . Je commence à avoir mal aux cuisses, mais rien de méchant. Mais bien sûr, ça n’ira pas en s’arrangeant. Au 27e km, Carpediem17 (mon parrain) me dit qu’il fait trop chaud (effectivement, la température a pas mal augmenté et en plus, il y a un vent de face). Un 1er faux-plat, puis une petite côte, on marche, il me dit d’y aller, je continue et puis non, je l’attends. 10s plus tard, nous voilà repartis ; mais très vite, il me dit de faire ma course et de continuer sans lui. Je me retrouve donc toute seule pour finir ; encore 15 km.

30e au 35e km : j’ai un grand coup de mou, car j’ai faim ; il fait une chaleur pas possible et j’ai froid ; je me traîne jusqu’au ravitaillement du 35e et je dévore des sucres rapides (les gels ne m’ont pas suffi). 33e km, encore des côtes ou des faux-plats, le tout en plein soleil (je marche dans les côtes). Pendant ces 5km, j’ai pensé à beaucoup de choses, j’avais commencé à réciter une table de multiplication, mais je ne pouvais pas me concentrer (je n’ai donc pas tenté les verbes irréguliers en anglais ). J’imaginais également des personnes derrière moi avec une fourche, prêts à me piquer les fesses (je sais, c'est du grand n'importe quoi, mais ça aide à courir ). J'ai aussi pensé à mon frère à qui je dédie ce marathon (même si le sport et lui n'étaient pas copains), à mon conjoint qui devait m'attendre un peu plus loin et j'ai aussi pensé à la chance que j'ai de pouvoir courir. Et pendant cette mini-galère, j’ai aussi pensé à ces coureurs qui courent des 100km et plus (mais comment font-ils ?).

35e au 40ekm : le ravitaillement m’a fait du bien, mais mes cuisses me font de plus en plus mal ; il y a davantage de personnes qui marchent et je suis tentée d’en faire autant. Il fait encore plus chaud en marchant, alors autant courir (ou trottiner). Et toujours pas d’ombre, j’en ai marre, surtout que je connais le chemin jusqu’à l’arrivée, une grande ligne droite à n’en plus finir. A un moment, je vois de la belle pelouse à l’ombre et je me dis que je serais bien allongée au frais, au lieu de courir et marcher. Les 36 et 37e km sont bouclés en plus de 7’. 38-39 et 40e km, ça va un peu mieux, mais le fait de doubler tous les marcheurs ne me donnent pas de force supplémentaire. Normal, j’ai ma dose.
Plus que 2.5 km et pourtant, le 41e va être difficile (bon sang, c’est parce que j’ai pas pris le dernier gel sûrement :)). Et enfin l’arrivée, pfiou : 4h39’56 996ème – 35e VF1

J’arrive fatiguée, mais pas épuisée, ni écœurée. C’est déjà bon signe. Et je suis marathonienne :):):)
il y a eu un peu plus de 300 abandons d'après ce que j'ai entendu dire. Heureusement qu'on pouvait s'asperger d'eau tous les 2.5km pour refroidir l'organisme, sinon je ne pense pas que j'aurais pu aller au bout avec cette chaleur.
Les pieds ont tenu (c’était un peu mon angoisse, 1 mois de traitement, de câlins).
Après l'effort, une douche et direction le bar pour boire une bonne bière ; dommage que je n'ai pas pu payer une bolée à mes parrains, ce n'est que partie remise

Je ne pense pas m’être pris le mur, car je n’étais pas totalement hs au 30e, mais peut-être un muret. Pour quelqu’un qui devait courir à 6’30 les 30 1ers km ou même 6’20 pour la gestion de course la plus rapide, les 1er kms étaient nettement plus rapides et après, j’étais plutôt aux environs de 6’. Et la chaleur de cette journée nous a pas mal perturbé. Bah, la prochaine fois, je ferais mieux. J'ai déjà des petites idées... Marino